Maximilien Levesque, bièvrois depuis 12 ans, est venu présenter l'utilisation possible de l'IA dans la recherche médicale pour trouver de nouveaux médicaments.
Dans un premier tempsil a désacralisé le concept d'IA en insistant bien sur le manque d'intelligence de l'IA (en anglais intelligence signifie plutôt information).
Ce sont plutôt des calculateurs énormes qui absorbent les informations qui leur permettent de reconnaître des patterns et donner la réponse la plus probable (statistiquement) à quasiment n'importe quelle question.
Ensuite, il a rappelé les grandes caractéristiques de la recherche médicale :
Pour trouver un médicaments :
10 à 15 ans
1 à 5% de succès
2,5 Milliards de dollars
N.B. : le budget mondial pour ce type de recherches est de 200 Milliards de $ donc avec plutôt des fonds privés !
Phase 1 : Recherche fondamentale + élaboration du médicament + tests in vitro et in vivo
Phase "administrative" : un an de contrôle divers et variés (processus de fabrication entre autre).
Essais cliniques :
test de non toxicité sur un ensemble de personnes saines
test d'efficacité sur un petit ensemble de personnes malade
test en grandeur nature (sur un échantillon statistiquement représentatif)
Pour trouver une molécule efficace, on utilise un modèle en 3D de la protéine visée, cette protéine est dynamique (elle bouge). Sur cette protéine, on identifie l'endroit où l'on souhaite accrocher la molécule inhibitrice.
La complexité de la structure de la protéine, le nombre de molécules possibles s'apparente à la complexité et la densité d'information du web, de ce fait, l'utilisation d'une IA est efficace.
Maximilien Levesque a donc décidé de fonder une société AQEMIA dédiée à ce processus.
Ils utilisent d'une part une IA qui va proposer successivement toutes les molécules possibles (indépendamment de leur pertinence puisque c'est de l'IA donc bête) et d'autre part un modèle de physique quantique unique (breveté) qui permet de "trier" intelligemment, cette fois-ci, les propositions. Un feedback permet à l'IA de s'améliorer.
L'entreprise AQEMIA, située à Paris et à Londres, compte 70 personnes et travaille en cheville avec les grands laboratoires pharmaceutiques. Leur projet le plus abouti est pour une molécule qui combattrait le cancer du pancréas. En lançant 10 projets par an, au moins l'un d'entre eux devrait aboutir en 2 ans et rentabiliser l'entreprise car rapporterait 1 million lors de sa vente à l'un des grands laboratoires (Servier, Sanofi, …)
N.B. : AQEMIA vient :
en partie de chimie en grec,
en partie pour commencer par A (pour tous les classements alphabétiques)