Conférence UOV : la National Gallery
12 mars 20263 minutes

Conférence UOV : la National Gallery
12 mars 20263 minutes
La National Gallery fondée en 1824, est un musée situé à Londres en Angleterre et occupant le nord de Trafalgar Square depuis 1838. Elle détient un patrimoine artistique composé principalement de peintures datant de 1250 à 1900, les œuvres plus récentes étant abritées à la Tate Modern. La collection permanente de 2 300 peintures appartient à l'État britannique et son accès est gratuit. L'essor de la Gallery débuta avec l'achat de seulement 38 peintures au banquier John Julius Angerstein en 1824. La Gallery fut ensuite conçue par ses premiers directeurs, en particulier Sir Charles Lock Eastlake et ses collections ont été enrichies par des donations privées pour les deux tiers des œuvres.
Dès 1770, l'Angleterre souhaite un musée pour la peinture anglaise qui s'exporte peu mais difficile d'obtenir les crédits et la collection de Robert Walpole fut acquise par Catherine de russie (visible à l'ermitage). Finalement c'est le remboursement par l'Autriche d'une dette de guerre qui permet de "boucler le budget". La National Gallery ouvrit au public le 10 mai 1824, hébergée dans une des anciennes demeures d'Angerstein, située au 100 Pall Mall. Un affaissement de terrain au no 100 entraîna un déménagement de la Gallery. En 1832, commence la construction d'un nouveau bâtiment sous la direction de William Wilkins, à l'intersection de Charing Cross et Trafalgar Square, entre les riches quartiers du West End et ceux, défavorisés, situés plus à l'est. Le brassage social et rendre possible l'accès de ces collections à tous, était le but recherché.
La façade est néo-gothique, l'intérieur est éclectique et surtout très coloré car les archéologues avaient découverts que les bâtiments de l'antiquité grecs et romains étaient très colorés !
Parmi les quelques 2 500 peintures exposées, voici la sélection d'Amélie (présentées dans la galerie associée à cet article) :
le diptyque de Wilton (1395-1299) : un travail de peinture et d'orfèvrerie, les détails montrent le talent de miniaturiste des artistes.
Les époux Arnolfini de Jan Van Eyck (1434) (inventeur de la peinture à l'huile, les italiens utilisaient du blanc d'oeuf, lui a trouvé le bon mélange d'huile de lin). Ce tableau est un chef-d'oeuvre et un témoignage de la vie sociale marchande des pays flamands où tous les détails concourent à prouver l richesse de ces époux commerçants. Remarque l'artiste n'est plus anonyme mais reconnu entant qu'individu.
Les ambassadeurs de Holbein (1533) témoigne de cette grande époque où Henri VII, François 1er et Charles Quint régnaient sur l'Europe. Ces 2 ambassadeurs, français et espagnol, sont représentés en humanistes qui connaissent les différents arts et le crâne en anamorphose rappelle la mort -c'est à dire la supériorité du spirituel sur le matériel).
Vénus et Mars de Botticelli (1482-1483) : l'amour désarme la guerre
Jules II de Raphaël (1511) : renommé pour la sérénité qui se dégage du pape.
Bacchus et Ariane du Titien (1523-1524), d'autres belles oeuvres du Titien sont exposées
une allégorie ambigüe de l'amour de Bonzino (1545) où plusieurs signes (masque, voile imitant le ciel...) veulent démontrer que l'amour est trompeur
Whistlejacket de Stubbs (1792) : et l'animal devient sujet avec des émotions ! Au même moment Oudry peint tous les chiens de Louis XV avec le même objectif.
Le marché aux chevaux de Rosa Bonheur (1855) : les débuts de la spéculation sur les oeuvres d'art
La charrette de foin de Constable (1821), précurseur de l'école de Barbizon
Le dernier voyage du Téméraire de Tyrner (1839), choisi ici pour représenter le legs important du peintre à sa patrie.
Et pour les plus récents : Madame Moitessier d'Ingres, des Van Gogh, Signac, Seurat, ...