L'hôtel particulier du couple Jacquemart-André est somptueux. L'entrée par une large porte cochère où l'écho des carrosses se fait encore entendre, la cour ronde et raffinée qui permet de pénétrer au rez-de chaussée, tout concourt à vous ramener 150 ans en arrière dans le faste de la grande bourgeoisie à l'esprit ouvert sur le monde.
Les pièces s'enchaînent, chacune dédiée plus particulièrement à une époque artistique. Le jardin d'hiver grandiose avec ses volées d'escaliers croisées permet d'accéder à l'étage partagé entre la peinture italienne et l'espace des expositions temporaires.
Les salles sont un peu chargées mais le dragon d'Ucello est bien mis en valeur et l'ensemble est harmonieux. De plus la disposition a été voulue par la maîtresse des lieux !
L'exposition temporaire concerne un autre couple, danois, à peu près de la même époque, tout aussi riche et ouvert sur les arts : les Hansen.
Dans les 2 cas, un seul enfant et la dernière survivante est la femme qui fait don de l'habitation et du contenu à l'état (français pour André, danois pour Hansen) !
La présentation est claire, aérée : un régal pour les yeux !