Port Fairy - Halls Gap
08 juillet 20174 minutes
Port Fairy - Halls Gap
08 juillet 20174 minutes
Réveil à 7h00, petit-déjeuner servi dans la chambre un peu après 8h00. Nous partons à 9h30 voir le port de Port Fairy. Nous accédons à une plage d’où nous voyons un phare puis impossible de le retrouver même en longeant la côte !?!
Enfin, du coup, nous voyons leur ancienne batterie (de canons) et dans un joli petit bassin pour bateau de plaisance, le museau d’un phoque !
Nous prenons ensuite la route vers le Grampian Park. La route commence par traverser une grande plaine d’élevages, vaches et moutons mélangés. Mais pas de grande laiterie industrielle comme hier. La route finit par s’élever sur les contreforts des premiers monts (dont le mon Abrupt, qui porte bien son nom). Tout en tournicotant tant et plus, nous traversons une grande forêt jusqu’à Halls Gap. La ville est touristique : enchaînement de magasins de souvenirs, cafés, petits restau et magasins pour campeurs et marcheurs. Comme c’est l’hiver plus de la moitié sont fermés et comme ce sont les vacances scolaires, il y a quand même du monde.
Nous déjeunons d’une pomme au four garnie puis nous allons au centre d’information. Ce parc ci est gratuit, nous prenons une carte des principales marches et nous décidons d’aller voir la cascade Mc Kenzie malgré les quelques gouttes de pluie reçues.
15 km d’une petite route sinueuse qui s’élève, offre de jolis points de vue sur un lac et sur la plaine que nous avons traversée. La pluie est vraiment intermittente et ne mouille même pas la route.
Au parking, nous constatons que plusieurs parcours sont possibles. Il ne pleut pas. Nous commençons par aller vers l’amont où des blocs ont forcé la rivière à se faufiler en écume bouillonnante. Nous descendons ensuite jusqu’au fond de la gorge où dévale la cascade Mc Kenzie. Bien alimentée, elle décrit plusieurs dénivelés, le dernier étant le plus important. Un gué permet de traverser, je ne m’y risque pas. Jean-Luc si. La remontée est fatigante malgré les aménagements en escaliers assez nombreux. Un panneau de bronze explique que Pearl Cranage venait chaque matin à cet endroit pour crier : « How many today, Jack ? ». Sa phrase traversait le canyon pour arriver au chauffeur du bus touristique (Jack) qui criait en retour le nombre de passagers, afin que le thé soit prêt pour tout le monde à l’arrivée du bus !
Nous partons ensuite, en hauteur, vers l’aval, pour un autre point de vue. Nous recevons quelques gouttes isolées. Sur le chemin, un autre panneau en bronze explique l’importance du feu qui permet de renouveler la végétation, en particulier les Kangaroo Tails, sorte d’arbre au tronc très court qui se termine en touffe d’herbe (feuille ?) au milieu de laquelle se dresse le support des fleurs. Ce support ressemble effectivement à une queue de kangourous. En été les fleurs blanches riches en pollen attirent nombre d’oiseaux. Au bout du chemin la vue presqu’aérienne récompense nos efforts. Nous retournons au parking.
En revenant vers Halls Gap, nous comptons nous arrêter aux différents points de vue mais dès le premier (Reid lookout) nous constatons que la lumière est trop basse, les nuages n’arrangeant pas les choses. Nous rentrons donc directement à Halls Gap, tout en évitant 2 kangourous qui traversent la chaussée en sautant, le premier assez loin mais le second vraiment près. Nous prenons de l’essence et récupérons notre clef.
Le restaurant est fermé (toujours l’hiver bien sûr), par contre le petit déjeuner est possible. La chambre est froide, malgré le climatiseur, nous tardons à nous réchauffer. La baignoire a été désactivée pour préserver l’eau !!!! Le wi-fi est payant à l’heure. Je posterai les résumés d’aujourd’hui et demain ultérieurement ! Jean-Luc paiera uniquement pour récupérer ses mails professionnels.
Pas d’éclairage public, la pluie qui tombe drue, difficile de retrouver la route principale où d’ailleurs tout est fermé (sauf un general store), au bout du village une vague lumière au cœur de la nuit. Nous nous garons et réussissons à rejoindre un restaurant ouvert, ouf ! Notre soulagement est de courte durée, nous sommes refoulés, comme le couple précédent, car nous n’avons pas réservé : la salle est tellement vide qu’on croit halluciner. Enfin nous rebroussons chemin vers la voiture et trouvons un petit établissement pour backpacker (randonneurs sac au dos).
Nous y retrouvons l’autre couple. Ils prennent la dernière table mais nous y invite (elle a 4 places) car nous avons échangé en attendant de passer commande. Ils sont d’origine suisse, expatriés depuis 1989, double nationalité. Nous devisons agréablement pendant le repas. Ils nous indiquent où voir des koalas sur la route vers Victor Harbour, nous recommandent coorong et parlent de Melbourne puisqu’ils y vivent (il vient de vendre son agence de voyage, sa femme ne dit pas si elle travaille). Bref une bonne soirée finalement et grâce à la mauvaise volonté du premier restaurant !