Les Misérables

05 novembre 20262 minutes

Il s'agit de la vingtième adaptation (la première remonte à 1906, avec L’Enfant sur la barricade, d’Alice Guy), c’est Fred Cavayé qui s’y signe un film de près de trois heures.

Le film s’ouvre sur un traveling aérien d’un Paris reconstitué à l’IA typique de l'esthétique Netflix et barré d’une citation toute en nuance de Hugo « C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches. ». Citation qu'on est allé chercher non pas dans Les Misérables, mais dans L'homme qui rit!

La première scène, Valjean vole son pain en plein jour, au pied d’une Bastille qu’on démonte pierre après pierre, porte un message limpide, on a gagné la révolution, rasé la prison du roi, mais sans bouleverser les valeurs monarchiques et sans résoudre la famine.

Vincent Lindon incarne Jean Valjean, après Gabin et Ventura, un peu monolithique mais très crédible. Les Thénardier sont époustouflants - bravo Camille Cottin. Cosette et Marius sont un peu plus (un peu trop) lisses. Le personnage de Gavroche est raté, il dit qu'il a 12 ans mais en parait 16 et l’une des plus belles scènes de la littérature française, la mort de Gavroche, est ici expédiée sans qu’on en soit ému. Cependant le scénario est fidèle à la trame du roman et au bout du compte, les 3 heures que dure le film passent très bien.

  1. cinéma
  2. Classique
  3. Drame

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