Tel père Tel fils

14.60/20

Fiche technique :
Tel père, tel fils est un film japonais réalisé par Hirokazu Kore-eda, sorti en 2013. Présenté en sélection officielle au festival de Cannes 2013, il obtient le Prix du jury.

Mon avis :
Merveilleux film, très tendre, lent et délicat. Les personnages sont tous attachants, les rôles secondaires soignés (même l'avocat expérimenté et retors de la clinique ou le patron dont on ne sait pas si il est paternel ou exploiteur).
A la fois dépaysant car japonais et familier car centré sur la famille, la filiation qui sont des problématiques universelles.

j'ai beaucoup aimé et comme les journalistes ont une bien meilleure prose que moi je recopie en partie la critique des inrock :

L’argument fera penser au Prince et le Pauvre de Mark Twain ou à La vie est un long fleuve tranquille d’Etienne Chatiliez. Deux familles japonaises (l’une grande bourgeoise et snob, l’autre ouvrière et plus simple) sont informées par la maternité que leurs enfants ont été malencontreusement échangés à la naissance. Problème, les nourrissons sont des garçons de 6 ans au moment de l’annonce. Faut-il les informer de la méprise ? Les échanger à nouveau ? Qu’est-ce que la filiation ? Le biologique doit-il l’emporter sur l’éducation ?

Kore-Eda aborde cette constellation de lourdes questions sociétales avec infiniment de tact, de délicatesse, de subtilité, comme s’il parvenait à édifier une cathédrale d’allumettes avec d’épaisses bûches.
Les qualités premières de sa mise en scène sont la précision, la minutie et la patience. Le cinéaste prend d’abord tout son temps pour nous immerger au sein de ces deux familles, décrivant leur quotidien, leur milieu social, leurs comportements, leurs gestes, et tout ce que Bourdieu dénommait l’habitus.

2015-01-06

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