Bohèmes

14.20/20

« Si tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d'où tu viens »

Belle exposition au Grand Palais. Un homme trompé par des Tsiganes de Léonard de Vinci, Le campement de bohémiens de Van Gogh, La rencontre de Courbet, La gitane de Van Donghen, les Pauvres génies de Picasso... côtoient des oeuvres de peintres beaucoup moins connus comme George Morland, Theodor von Holst ou les neuf lithographies impressionnantes de l'Album tsigane d'Otto Mueller, réalisé en 1926-1927.
La première partie au rez de chaussée est assez classique, elle présente sous forme de 2 longues galeries les premières représentations de bohémiens dans les oeuvres picturales. A cette époque les bohémiens sont confondus avec les égyptiens (d'où la dénomination gipsy en anglais). Ils sont donc représentés avec une peau foncée. Leurs attributs vestimentaires sont convenus : jupes rayées, large chapeau plat et cheveux dénoués ! Ces personnages se trouvent dans des scènes bibliques, à cause de la fuite en Egypte ! La période suivante les représente essentiellement en voleur et diseur de bonne aventure toujours bien stylisé. A l’époque de Louis XIV, il est de bon goût de se déguiser en bohémien. Le siècle des lumières par contre en fait le symbole de l'obscurantisme et les stigmatise.
L'illustration sonore est assurée par des musiques tziganes au violon ou chantée.
Au 19ème siècle les bohémiens prennent une couleur romantique et inspirent les artistes pour leur vie supposée libre et sans contrainte. Les opéras, dont le célèbre Carmen, remplacent les mélodies mélancoliques de la 1ère partie.
Après la montée des escaliers, on pénètre dans une vieille rue du quartier latin, et par une porte on entre dans un atelier de peintre. Les oeuvres sont présentées sur des chevalets rustiques, un vieux poêle trône au milieu de la salle. Depuis la notion de « bohème » est synonyme de vie plus ou moins dissolue, pauvreté et absinthe !
En passant dans la salle suivante, on arrive à Montmartre et Verlaine, Rimbaud et Apollinaire sont mis en valeur. Un café typique de l'époque est reconstitué (celui où Picasso avait exposé son Arlequin).
L'exposition se termine par une petite galerie où sont présentées des toiles de qui illustrent l'évolution du comportement des gouvernements au vingtième siècle, ils deviennent de plus en plus coercitifs et contraignants jusqu'aux déportations du 3ème Reich.
Les panneaux explicatifs sont toujours terminés par un proverbe ROM :
"L'important ce n'est pas la destination c'est la route qui compte"
"Vous pouvez me tuer, mais laissez-moi chanter ma chanson"
"De la souffrance est tressé tout ce qui est vivant"
"Ne te demande pas si tu dois mourir ou vivre, mieux vaut chanter"
"Nous ne voulons qu’une chose : laissez-nous suivre notre route"

2013-01-06

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