Memento

15.20/20

Leonard est amnésique. Enfin, pas entièrement. Il se souvient parfaitement de qui il était, de ce qu'il faisait jadis, mais c'est l'instant immédiatement passé qui lui échappe. Le quart d'heure précédent. C'est un être « blanc » qui erre dans le noir. Pour se repérer, Leonard - qui est à la recherche du violeur et meurtrier de sa femme - se fait tatouer sur le corps des informations qui sont autant d'ordres auxquels il se conforme ensuite, sans trop savoir pourquoi. Et il tire des Polaroid de ceux qu'il rencontre, des lieux où il passe. Bref, il avance, péniblement, vers une vérité qui sans cesse se dérobe.
Le réalisateur fait l'inverse. Il nous assène des scènes bizarres, et c'est après qu'il nous explique comment les personnages en sont arrivés là. D'où l'impression d'un chaos permanent. Memento est une mécanique subtile, angoissante pour le personnage, excitante pour nous. Christopher Nolan (Following, Insomnia) est un formidable illusionniste. Mais qu'est-ce qu'un réalisateur, après tout, sinon un prestidigitateur censé nous charmer, au sens propre du terme ? Ici, point de psychologie. Juste une plongée dans l'inconscient. Et cette course-poursuite, entrecoupée de soli­loques du héros, filmés, eux, en noir et blanc, finit par provoquer un beau vertige.

2013-09-08

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Xavier

le 14/04/2015, à 13:57

18.50

De loin mon film préféré !!
L'histoire est intrigante, les acteurs sont excellents, et l'originalité des flashbacks de plus en plus loin qui s'accorde avec la "condition" du héro rend ce long métrage unique.
L'ouverture finale rapproche encore plus Memento de la perfection.

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