Braque

14.30/20

En ce beau dimanche ensoleillé, nous sommes allées voir l'exposition Braque au Grand Palais.

C'est une première depuis 40 ans. Le Grand Palais à Paris offre une ample rétrospective de Georges Braque, initiateur du cubisme avec Picasso et inventeur des papiers collés.

Riche de quelque 240 peintures de Georges Braque (1882-1963), l'exposition embrasse toute la carrière du peintre français. De ses années fauvistes à sa collaboration cubiste avec Picasso, de ses travaux de papiers collés à ses immenses oiseaux.

Le tableau, en illustration de cet article, représente le Sacré Cœur et date de 1910. A cette période, il privilégie les ocres et les gris. La couleur reviendra après la première guerre.

De grandes citations montrent la réflexion profonde vis à vis des formes et des couleurs que Braque a mené tout au long de sa vie.

Cette exposition a puisé dans les musées et les collections particulières pour nous montrer des séries de tableaux sur le même sujet, où l'angle de vue varie, ou les couleurs. C'est très intéressant.

George Braque a peint essentiellement des natures mortes, avec instruments de musique et d'autres compotiers avec ou sans fruit. De la "peinture nue", selon Giacometti, l'un de ses admirateurs.

Une salle est consacrée au travail effectué autour du théogonie d'inspiration grecque :
Cette Théogonie d'Hésiode est un ensemble émouvant de gravures illustrée par Georges Braque et issue de la Collection Maurice Jardot. Les seize planches racontent avec puissance la naissance des dieux à partir du chaos. La ligne continue du peintre dessine ainsi l'origine de Gaïa, matrice terrienne, Bellérophon cherchant à dompter Pégase pour se rendre au sommet de l'Olympe ou Doris, fille de l'océan émergeant d'un tourbillon liquide... Les grilles ainsi dessinées, alternance de blanc et de hachures, leur apportent un relief et un mouvement inattendus. Commandées par le marchand et éditeur d'art Ambroise Vollard pour servir d'illustration d'un ouvrage poétique, ces gravures à l'eau forte n'ont été que partiellement imprimées. En 1939, la mort du collectionneur annule brutalement le projet d'édition de cette Théogonie, dont les épreuves seront dispersées. Seule la persévérance de Maurice Jardot a permis de les réunir à nouveau.

Suite à la salle de ces dernières œuvres (La sarcleuse) assez sombres, une dernière salle plus lumineuse permet d'admirer la série sur les oiseaux.

Georges Braque est né à Argenteuil le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963.

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2013-12-08

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