Le journal de Frankie Pratt

14.90/20

Journal intime banal (une jeune fille du New Hampshier, boursière qui part à Paris une fois diplômée puis revient dans son village natal épouser un ami d'enfance). Belle description des années 20 : l’apparition du cinéma parlant (« Nous sommes d’accord – le cinéma parlant n’est qu’un feu de paille et les films muets sont bien plus romantiques« ), la traversée de l’atlantique par Lindbergh, la naissance du New-Yorker (« Je ne dis pas à O. que je ne donne pas un mois au New-yorker avant de disparaître – pauvre Wolf, il y croyait tellement »), l’ébullition littéraire et artistique qui agite New-York et Paris…
Ce journal a été inspiré à Caroline Preston par l’amitié entre sa grand-mère et Sylvia Beach, libraire et éditrice à Saint-Germain-des-Prés dans les années 1920. Le roman est donc bourré de références littéraires, Frankie lit Edith Wharton et Francis Scott Fitgerald, côtoie le Paris des expatriés et Hemingway, découvre le sulfureux Ulysse de James Joyce, alors interdit aux Etats-Unis.

L'extraordinaire est le format : comme un cahier de collage où l'on trouve des tickets, des photos, des publicités, une mèche de cheveux : étonnant, délicieusement suranné et tellement bien fait.
Cartes postales anciennes, lettres, publicités, échantillons de tissus, 600 pièces ont été nécessaires pour la réalisation de ce roman.

2014-04-27

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